Collections de rêves : entrée inverseuse


Quatrième exemple

Je suis vers mon village d’enfance. Il pleut. Je veux rentrer chez moi, mais cela ne ressemble pas à chez moi (au rêveil mais pas dans le rêve). J’utilise un parapluie noir, car la voiture, c’est mon cabriolet rouge, et le toit n’est pas mis (sans l’idée qu’il ne marche pas ou que je ne puisse mettre mon toit : il est normal que la voiture soit décapotée et le reste).

Le village d’enfance code souvent l’identité, tout comme rentrer chez soi. Cependant, le rêve dit : « Cela ne ressemble pas à chez moi. » Nous avons là, le premier indice qui pourrait nous indiquer que ce rêve est en entrée inverseuse.

Pleuvoir, cela parle :
- (a) Soit du comportement de la mère (ou au moins d'une femme) et ce que fait la pluie parle du comportement de la mère (ou de cette femme).
- (b) Soit de tristesse, et il suffit d’interroger le rêveur pour valider ou pas cette piste. Ce n’est pas cela.
- (c) Soit d’un nettoyage qui vient du ciel, c’est-à-dire de notre inconscient : c’est la pluie qui lave.

Le parapluie protège de l’eau qui tombe. Ici, il est noir, ce qui pourrait se traduire par : il utilise l'inconscience. Cela collerait avec l'hypothèse (c) car il permettrait à l'ego de se protéger du nettoyage de l'âme.

Le mot « toit » se remplace souvent par « toi » et j’ai eu pas mal de rêves où l’absence de toit symbolise que cela ne parle pas du rêveur. Cet indice est à relier à l’idée « cela ne ressemble pas à chez moi ». C'est encore un indice pour dire que cela parle de l'ego.

Le 'JE' dans le rêve est l'ego et il se protège de l'âme qui l'attaque (en envoyant cette eau qui nettoie). Là où il rentre, ce n'est pas chez le rêveur, mais chez lui. En retournant chez lui, il rend les terres (psychiques) qu'il occupait. Le rêveur retrouvera les aptitudes que l'ego lui a enlevé dans le passé, aptitudes non précisées ici.


La Reconquista



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